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Facturation électronique : Prêt pour démarrer au 1er septembre 2026

  • il y a 1 jour
  • 13 min de lecture

La réforme de la facturation électronique est entrée dans sa phase de démarrage le 1er septembre 2026. Pour accompagner les entreprises, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié un guide pratique répondant aux questions les plus concrètes que se posent les dirigeants et leurs équipes comptables.


Le message de l'administration tient en trois idées simples.


D'abord, le calendrier légal est maintenu : les entreprises concernées doivent pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, et certaines doivent déjà les émettre par ce circuit.


Ensuite, cette réforme change la façon dont les factures circulent, mais pas les règles de fond : une facture reçue par mail, en PDF ou en papier reste valable si elle correspond à une opération réelle.


Enfin, l'administration ne sanctionnera pas automatiquement les entreprises de bonne foi qui rencontrent des difficultés de démarrage, à condition qu'elles puissent démontrer une trajectoire sérieuse de mise en conformité.


Nous avons repris ci-dessous l'intégralité des questions traitées par le guide de la DGFiP.


FAQ : Facturation électronique et démarrage de la réforme

Assurer la réception des factures et la continuité des paiements


1. Je n'ai pas encore désigné de plateforme agréée pour recevoir mes factures : que dois-je faire ?


Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise concernée par la réforme doit être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Si ce n'est pas encore le cas, il faut engager la démarche sans attendre, soit directement auprès d'une plateforme agréée, soit via votre solution habituelle (logiciel de gestion, logiciel de comptabilité, expert-comptable, banque ou autre prestataire). Ce retard ne doit ni bloquer votre activité, ni vous empêcher de traiter vos factures et vos paiements. En revanche, vous devez pouvoir prouver que la démarche est en cours : conservez les échanges avec votre prestataire qui montrent que vous avez engagé le raccordement.


2. Je reçois une facture électronique, mais mon logiciel ou mon organisation interne ne me permet pas encore de la traiter correctement : que dois-je faire ?


Une difficulté technique interne (intégration impossible, anomalie de paramétrage, processus non finalisé) ne doit pas interrompre le traitement de la facture ni retarder son paiement. Identifiez la nature du problème, puis rapprochez-vous de votre prestataire, éditeur ou expert-comptable pour le corriger. En attendant, vous pouvez mettre en place un traitement transitoire, à condition de garder une trace claire : date de réception, difficulté rencontrée, démarches engagées, solution provisoire retenue.


3. Je reçois une facture par mail, PDF ou papier après le 1er septembre 2026 : puis-je la traiter, la payer et déduire la TVA ?


Oui. Une facture transmise par un autre canal que le circuit électronique reste valable dès lors qu'elle correspond à une opération réelle et comporte les mentions nécessaires (identification des parties, montant, TVA, etc.). Le seul fait qu'elle n'ait pas suivi le circuit électronique attendu ne remet pas en cause votre droit à déduction de la TVA. Si votre fournisseur est soumis à l'obligation d'émission électronique, vous pouvez lui demander de régulariser cette même facture par le circuit prévu, mais ce n'est pas une condition pour traiter, payer ou déduire la facture reçue par un autre canal.


4. Dois-je demander à mon fournisseur de régulariser l'envoi d'une facture qui ne m'est pas parvenue par le circuit électronique attendu ?


Vous pouvez le lui demander lorsqu'il est soumis à l'obligation d'émission électronique, mais ce n'est pas une obligation pour vous, ni une condition de validité de la facture. L'objectif de cette régularisation est de permettre la transmission des données à l'administration, pas de bloquer votre relation commerciale ou de retarder un paiement dû. Si vous faites cette demande, identifiez précisément la facture concernée (numéro, date, montant, canal initial) pour éviter tout doublon.


5. Que faire si je reçois la même facture par plusieurs canaux ?


Il ne faut surtout pas la traiter deux fois : pas de double paiement, pas de double comptabilisation, pas de double déduction de TVA. Comparez les éléments des documents reçus (numéro, fournisseur, client, date, montants). S'ils concordent, il s'agit de la même facture transmise plusieurs fois : désignez un document de référence pour le traitement et marquez les autres comme copies ou duplicatas. En cas de doute réel sur le fait qu'il s'agisse bien de la même opération, rapprochez-vous du fournisseur ou de sa plateforme, sans bloquer le reste de vos traitements.


6. Quels éléments dois-je conserver pour justifier le traitement d'une facture reçue dans des conditions dégradées ?


Conservez tout ce qui permet de comprendre la situation et de démontrer votre bonne foi : la facture reçue, les documents commerciaux associés, les échanges avec le fournisseur ou le prestataire, les preuves d'incident ou de rejet, et les éléments permettant d'éviter un doublon en cas de régularisation ultérieure. L'objectif n'est pas de créer une nouvelle charge administrative, mais de pouvoir montrer, si l'administration le demande, que vous avez agi avec prudence et engagé les démarches nécessaires.


Émettre les factures obligatoires sans interrompre l'activité


7. Je suis soumis à l'obligation d'émission dès le 1er septembre 2026 : que dois-je faire si mon dispositif n'est pas totalement stabilisé ?


Cette obligation, qui concerne les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, n'est pas suspendue par vos difficultés de démarrage. Il faut avancer par étapes : basculer immédiatement les flux qui peuvent déjà être traités électroniquement, prioriser les volumes les plus importants, et documenter les actions engagées sur le reste. Quand le circuit électronique ne peut pas être utilisé immédiatement pour une facture, un canal alternatif peut assurer la continuité, mais une régularisation par transmission électronique de cette même facture reste préférable et vous devez pouvoir prouver que vous êtes engagé dans une trajectoire active de mise en conformité.


8. Je suis prêt sur une partie seulement de mon périmètre de facturation : dois-je attendre que tout soit prêt pour commencer à émettre ?


Non. Dès qu'une partie de vos flux, clients ou catégories de factures est prête, elle doit entrer dans le circuit électronique, sans attendre que l'ensemble du périmètre soit stabilisé. Distinguez clairement les flux déjà prêts, qui basculent immédiatement, des flux encore en cours de stabilisation, qui doivent faire l'objet d'un plan de traitement documenté. Cette approche démontre que vous êtes dans une trajectoire active plutôt que dans l'attente ou l'évitement.


9. Puis-je continuer à envoyer des factures par mail, PDF ou papier après le 1er septembre 2026 ?


Si vous êtes soumis à l'obligation d'émission dès le 1er septembre 2026, la transmission par mail, PDF ou papier ne satisfait pas à cette obligation spécifique. Cela ne veut pas dire que ces factures sont sans effet : si elles correspondent à une opération réelle et comportent les informations nécessaires, elles permettent d'assurer la continuité du paiement et de la relation commerciale. Mais vous ne pouvez pas organiser durablement votre facturation en dehors du dispositif électronique sans démarche de mise en conformité ni régularisation.


10. Que faire si l'annuaire ou les informations disponibles ne permettent pas d'identifier correctement la plateforme de réception de mon client ?


Vérifiez d'abord les informations utilisées (SIREN, SIRET, dénomination, données contractuelles), puis rapprochez-vous de votre plateforme ou prestataire pour comprendre l'origine du problème. Si la difficulté persiste, contactez votre client pour confirmer les informations attendues, en gardant une trace de cette démarche. Si la facture doit partir rapidement pour éviter un blocage de trésorerie, vous pouvez utiliser un canal habituel, à condition de poursuivre ensuite la transmission électronique de la même facture ou d'organiser sa régularisation. Évitez de multiplier systématiquement les envois par plusieurs canaux.


11. Que faire si ma facture est rejetée par ma plateforme ou par celle du destinataire ?


Un rejet est un incident à corriger, pas une raison de suspendre votre facturation. Il correspond généralement à une difficulté technique (erreur de format, donnée manquante, problème de routage) et ne doit pas être confondu avec un refus de la facture par l'acheteur. Identifiez la cause : si l'erreur vous est imputable, corrigez la facture et retransmettez-la ; si elle concerne le circuit de transmission, rapprochez-vous de votre plateforme ou de votre prestataire. Conservez tous les éléments relatifs au rejet et à sa correction. Si le rejet risque de bloquer votre activité ou votre trésorerie, vous pouvez transmettre un double par un canal alternatif, clairement rattaché à la facture d'origine.


12. Que faire si l'acheteur refuse ma facture ?


Le refus par l'acheteur est différent du rejet technique par une plateforme : c'est un statut du cycle de vie de la facture, motivé, et qui ne peut être utilisé que pour des motifs précis prévus par la norme (non-conformité, mauvais destinataire, non-respect de conditions contractuelles empêchant le traitement). Il ne doit pas servir à régler un simple litige commercial. Analysez d'abord le motif du refus : s'il est justifié, corrigez la situation et, si nécessaire, émettez une nouvelle facture avec un nouveau numéro. Si vous contestez le refus, ne créez pas automatiquement une nouvelle facture ou un avoir : instruisez le désaccord avec votre client et documentez la suite donnée.


13. Que faire si une plateforme, la mienne ou celle de mon client, est temporairement indisponible ?


Une indisponibilité temporaire ne doit pas interrompre votre activité. Vérifiez l'origine de la difficulté et conservez les preuves (message d'erreur, ticket support, horodatage). Si la facture doit être transmise rapidement pour éviter un blocage, utilisez un canal alternatif pour la porter à la connaissance du client, en la rattachant clairement à l'opération concernée. Dès que l'incident est résolu, transmettez la facture électroniquement ou régularisez-la, en veillant à ne jamais la payer, comptabiliser ou déclarer deux fois.


14. Puis-je utiliser un autre canal de facturation pour éviter un blocage d'activité ou de trésorerie, et dois-je ensuite régulariser ?


Oui, lorsque le circuit électronique ne peut pas être utilisé immédiatement, un canal alternatif (courriel, PDF, portail client, EDI) peut assurer la continuité, notamment pour éviter un blocage de trésorerie. Cette transmission ne doit pas être considérée comme une nouvelle facture si elle se rattache à une facture déjà émise ou destinée à l'être électroniquement. Pour les entreprises déjà soumises à l'obligation d'émission, il est possible de transmettre ensuite la même facture par voie électronique ou d'organiser sa régularisation dans les meilleurs délais. Ce canal alternatif ne doit pas devenir une habitude lorsque le circuit électronique fonctionne normalement.


15. Comment éviter les doubles paiements, les doubles comptabilisations ou les doubles déclarations en cas de réémission ou de régularisation ?


Le principe est simple : n'envoyez pas systématiquement un double par mail ou PDF lorsque le flux électronique fonctionne, car cela oblige le destinataire à rapprocher plusieurs documents et augmente le risque d'erreur. Pilotez vos envois complémentaires en fonction des statuts disponibles : un double n'est utile que lorsque la facture n'a pas pu être transmise, a été rejetée ou n'est pas accessible au destinataire. Quand un double est transmis, identifiez-le clairement (mention « duplicata », « copie », numéro de facture, canal initial). Pendant la phase de démarrage, l'absence de cette mention explicite ne sera pas sanctionnée si vous pouvez démontrer que le document est clairement rattaché à la facture initiale et que vous avez évité tout doublon de paiement ou de déclaration.


16. Quels éléments dois-je conserver pour démontrer que j'ai tenté d'émettre correctement mes factures électroniques ?


Conservez les preuves de vos tentatives : l'opération facturée, les statuts ou messages reçus, les échanges avec votre plateforme, votre éditeur, votre expert-comptable ou votre prestataire, le suivi des copies de continuité et des régularisations. Si un flux n'est pas encore stabilisé, gardez également votre plan interne de correction. Ces éléments serviront à démontrer votre bonne foi et le sérieux de votre trajectoire de mise en conformité.


Anticiper l'émission électronique sans créer de contrainte inutile


17. Je ne suis pas encore soumis à l'obligation d'émission en septembre 2026 : puis-je quand même émettre volontairement des factures électroniques ?


Oui. Si votre obligation d'émission ne démarre qu'au 1er septembre 2027 (cas des PME, TPE et micro-entreprises), vous pouvez choisir d'entrer volontairement dans le dispositif dès maintenant, pour tester vos outils et former vos équipes. Cette entrée volontaire doit être organisée avec méthode, sans créer de confusion pour vos clients ni de doubles envois mal maîtrisés. Elle ne remplace pas l'obligation légale, qui reste fixée au 1er septembre 2027 pour ces entreprises. En revanche, toutes les entreprises concernées par la réforme doivent déjà être en capacité de recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026.


18. Si j'émets volontairement des factures électroniques en 2026, quelles règles dois-je respecter ?

Les mêmes règles que pour une émission obligatoire : passage par une plateforme agréée, factures complètes et régulières respectant les mentions habituelles (identification des parties, montants, TVA). Déterminez les flux que vous souhaitez faire entrer dans le dispositif, vérifiez que votre solution le permet, informez vos clients si cela facilite le traitement, et suivez les statuts et rejets éventuels. Vous pouvez procéder par étapes, en commençant par certains clients ou certains types de factures, à condition que cette organisation reste maîtrisée.


19. Si l'émission volontaire échoue, puis-je revenir temporairement à mes modalités habituelles de facturation ?

Oui, si vous n'êtes pas encore légalement soumis à l'obligation d'émission. L'échec d'une tentative volontaire ne doit pas bloquer votre activité : vous pouvez revenir temporairement à vos modalités habituelles, tout en corrigeant les difficultés rencontrées avec votre plateforme ou votre prestataire pour préparer l'échéance de 2027. Informez votre client, évitez toute double facturation, et rapprochez bien les deux tentatives (électronique puis canal habituel) autour d'une seule et même opération. Pour les entreprises déjà soumises à l'obligation d'émission depuis 2026, le raisonnement diffère : le canal habituel n'est qu'une solution de continuité, la régularisation électronique restant attendue.


20. Un client peut-il m'imposer de lui transmettre une facture électronique alors que mon obligation d'émission ne commence qu'en 2027 ?

Non. La réforme ne donne pas à un client le pouvoir d'exiger une émission électronique de la part d'une entreprise dont l'obligation ne démarre qu'au 1er septembre 2027. Une PME, TPE ou micro-entreprise qui n'a pas choisi d'entrer volontairement dans le dispositif peut continuer à facturer selon ses modalités habituelles jusqu'à cette échéance, sous réserve des règles déjà applicables (notamment pour les factures adressées au secteur public). Un client ne peut donc pas refuser le traitement ou le paiement d'une facture au seul motif qu'elle n'est pas électronique. Des accords contractuels peuvent organiser un échange dématérialisé entre les parties, mais cela reste distinct de l'obligation légale.


Transmettre les données de e-reporting et régulariser les retards


21. Je suis soumis à l'obligation de transmission de données dès septembre 2026 : que dois-je faire en cas de difficulté technique ?

Cette obligation de e-reporting (données de transaction et, dans certains cas, de paiement) concerne les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire depuis le 1er septembre 2026. En cas de difficulté technique, ne suspendez ni votre activité ni les opérations concernées. Identifiez l'origine du problème, rapprochez-vous de votre plateforme ou prestataire, et organisez la transmission dès que possible. Conservez les preuves que le retard résulte bien d'un incident technique, et non d'une absence de démarche de votre part.


22. Que faire si les données de transaction ou de paiement ne peuvent pas être transmises dans les délais attendus ?

Distinguez deux cas. Si les données existent mais ne peuvent pas être transmises à cause d'un incident technique, conservez-les, documentez l'incident, et transmettez-les dès que possible : le retard sera rattrapé par une régularisation. Si les données ne sont pas encore correctement produites, identifiez les flux concernés et corrigez votre paramétrage avec votre éditeur, votre plateforme ou votre expert-comptable. Dans tous les cas, évitez deux écueils : ne rien faire en attendant une solution globale, ou transmettre des données manifestement erronées sans les corriger.


23. Une difficulté temporaire de e-reporting remet-elle en cause la validité des factures, le paiement ou la poursuite de l'activité ?

Non. Le e-reporting est une obligation de transmission de données à l'administration, distincte des règles de fond sur l'existence de l'opération, l'émission de la facture, le paiement ou le droit à déduction de la TVA. Vous devez donc continuer à réaliser vos opérations, établir vos factures et les payer normalement, tout en organisant en parallèle la transmission ou la régularisation des données attendues.


24. Comment régulariser des données de e-reporting qui n'ont pas pu être transmises immédiatement ?

Identifiez précisément le périmètre concerné (période, opérations, clients, montants, TVA), puis vérifiez si les données manquantes peuvent être transmises directement ou nécessitent une correction préalable. Procédez avec méthode : il ne s'agit pas de transmettre en masse des données non contrôlées, mais de s'assurer qu'elles correspondent bien aux opérations réalisées, sans créer de doublon ni d'incohérence. Conservez une trace de la régularisation et rapprochez les données régularisées de vos factures, encaissements et écritures comptables. En cas de volume important, rapprochez-vous de votre plateforme pour définir une méthode de reprise fiable.


Faire face aux incidents de démarrage


25. Que faire si le retard ou l'incident vient de mon prestataire, de mon éditeur, de mon logiciel ou de ma plateforme ?

Le fait que la difficulté vienne d'un tiers est pris en compte par l'administration, à condition qu'elle soit réelle, documentée et suivie d'actions correctives. Vous devez tout de même piloter votre mise en conformité : conservez les échanges avec le prestataire concerné, les tickets support, les dates de signalement et de résolution, ainsi que les mesures transitoires mises en place. L'objectif est de montrer que vous n'avez pas utilisé la défaillance d'un tiers comme prétexte pour différer durablement votre entrée dans le dispositif.


26. Que faire si l'incident concerne un outil mis à disposition par l'État, notamment l'annuaire, le concentrateur ou le système d'échange ?

Continuez votre activité et documentez la difficulté rencontrée. L'annuaire des destinataires, qui sert à orienter les factures vers la bonne plateforme, est conçu pour qu'une indisponibilité ponctuelle ne bloque pas l'ensemble de la facturation : les plateformes peuvent s'appuyer sur des données déjà récupérées ou sur d'autres adresses techniques disponibles. Si l'incident empêche malgré tout d'identifier les informations de réception d'un client, rapprochez-vous de votre plateforme et, si nécessaire, confirmez directement avec votre client, en utilisant des solutions transitoires proportionnées, puis régularisez dès le retour à la normale.


S'inscrire dans une trajectoire de conformité et dialoguer avec l'administration


27. Comment démontrer que mon entreprise est engagée dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité ?

Il faut pouvoir prouver que vous n'êtes pas resté inactif. Cela ne suppose pas que tout soit parfaitement stabilisé dès le premier jour, mais que vous ayez identifié vos obligations et engagé les travaux nécessaires. Les éléments utiles sont notamment : le choix ou la contractualisation d'une plateforme agréée, les échanges avec vos prestataires, le calendrier de raccordement, l'identification des flux déjà électroniques et de ceux restant à traiter, les tests réalisés, les incidents documentés, les mesures transitoires retenues, et les consignes données à vos équipes. Une simple déclaration d'intention ne suffit pas : il faut des éléments concrets, datés et cohérents.


28. Que se passe-t-il si l'administration constate qu'une entreprise n'est pas entrée dans le dispositif ou rencontre une difficulté importante ?


L'administration pourra prendre contact avec l'entreprise pour comprendre la situation, vérifier les démarches engagées et l'aider à s'inscrire dans une trajectoire de mise en conformité. Vous n'avez pas à signaler chaque incident ponctuel rapidement corrigé : ces situations se règlent d'abord avec votre plateforme, votre prestataire ou votre client. Mais si l'administration vous sollicite, vous devez répondre de manière complète et documentée. Pour l'obligation de réception via une plateforme agréée, la loi prévoit une mise en demeure de se conformer dans un délai de trois mois avant toute application d'amende.


29. Des sanctions seront-elles appliquées automatiquement en cas de retard, d'incident technique ou de régularisation après le 1er septembre 2026 ?


Non, à condition que la difficulté soit réelle, documentée et suivie d'actions de correction. Cela ne signifie pas que l'obligation est reportée : le calendrier reste applicable, et vous devez régulariser dès que possible. L'administration appréciera la nature de l'obligation, la réalité de la difficulté, son caractère ponctuel ou durable, les démarches engagées et la qualité de votre documentation. Des sanctions existent bien dans les textes : une amende par facture pour le non-respect de l'obligation d'émission électronique, un régime de sanction spécifique pour le e-reporting, et une mise en demeure préalable pour le défaut de réception via une plateforme agréée. Cette tolérance de démarrage ne couvre en revanche pas l'inertie durable, le refus d'entrer dans le dispositif ou l'utilisation des difficultés techniques comme prétexte pour bloquer des paiements.



Source : Direction générale des Finances publiques, « Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026 », juillet 2026.


Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026
Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026

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