top of page
T2FGroupe-logo.jpg
T2F-BEA-logo.jpg
T2F-DEBAT-logo.jpg
T2F-RUBY-logo.jpg
Résumé de l'architecture

BLOG T2F

BEA | DEBAT | RUBY

  • Linkedin
  • Facebook
  • Youtube
  • Bientôt

Abonnez-vous à notre newsletter Ne manquez rien !

Merci

Créer une SAS : Tout ce qu'il faut savoir avant de se lancer

  • il y a 18 heures
  • 7 min de lecture

La SAS est une société commerciale à capital variable, dirigée par un Président assimilé salarié, constituable dès 1 euro de capital par une ou plusieurs personnes.


Pourquoi la SAS séduit les créateurs d'entreprise ?

Vous avez une idée, un projet, une vision. Et maintenant, la grande question : Quelle forme juridique choisir pour concrétiser tout ça ? SARL, SAS, SASU, auto-entreprise... le choix donne parfois le vertige. Pourtant, depuis une petite dizaine d'années, une structure s'est clairement imposée comme la préférée des créateurs d'entreprise français : la Société par Actions Simplifiée, plus connue sous l'acronyme SAS.


Flexibilité, crédibilité auprès des investisseurs, protection du patrimoine personnel, régime social du président ... les atouts sont nombreux. Mais attention, la SAS n'est pas non plus une solution miracle qu'on choisit les yeux fermés. Il y a des règles à respecter, des décisions à prendre dès le départ, et quelques pièges à éviter si on ne veut pas regretter son choix dans six mois.


Cet article vous propose un tour complet de la question.


Comment créer une SAS

La SAS, c'est quoi exactement ?

Commençons par les bases. La SAS est une société commerciale dont le capital est divisé en actions. Contrairement à la SARL, elle offre une grande liberté statutaire : les associés peuvent quasiment tout aménager à leur convenance dans les statuts, que ce soit la gouvernance, les droits de vote, les conditions d'entrée ou de sortie d'un actionnaire.


Concrètement, la SAS peut être constituée par une seule personne (on parle alors de SASU, pour Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) ou par plusieurs associés. Il n'y a pas de maximum légal d'associés, ce qui en fait une structure particulièrement adaptée aux projets qui ont vocation à lever des fonds ou à intégrer de nouveaux partenaires.


Quelques chiffres pour situer les choses :

  • Capital minimum : 1 euro symbolique (même si en pratique, un capital plus élevé inspire davantage confiance) ;

  • Nombre d'associés : 1 minimum, pas de maximum ;

  • Responsabilité des associés : limitée aux apports ;

  • Dirigeant : un Président obligatoire (personne physique ou morale) ;

  • Régime fiscal par défaut : impôt sur les sociétés (IS), mais option pour l'IR possible sous conditions.


Les vraies raisons pour lesquelles on choisit la SAS

Il ne suffit pas de dire "la SAS, c'est bien" sans expliquer pourquoi. Alors voyons ce qui la distingue vraiment des autres structures.


Une liberté statutaire rare


C'est l'argument numéro un. Dans une SAS, les associés rédigent leurs statuts presque comme ils l'entendent. Ils peuvent créer des actions de préférence, organiser des clauses d'agrément ou d'inaliénabilité, prévoir des mécanismes d'exclusion d'un associé, ou encore définir des droits de vote différenciés selon les actionnaires.


Pour des startups ou des projets avec plusieurs fondateurs aux apports différents (l'un apporte du capital, l'autre des compétences techniques, un troisième son réseau), cette souplesse est tout simplement inestimable.


Un président au régime social avantageux


Le président de SAS est assimilé salarié. Il bénéficie donc du régime général de la Sécurité sociale, ce qui implique une meilleure couverture que le statut TNS (travailleur non salarié) du gérant de SARL. La contrepartie, c'est des cotisations sociales plus élevées. Mais beaucoup d'entrepreneurs jugent que la protection en vaut la chandelle, notamment pour ce qui concerne les indemnités journalières ou la retraite.


La crédibilité vis-à-vis des investisseurs


Chercher des fonds avec une micro-entreprise, c'est compliqué. Les investisseurs, les fonds d'amorçage, les business angels... ils ont souvent une préférence pour la SAS. Pourquoi ? Parce que la structure actionnariale est claire, les pactes d'associés s'y rédigent facilement, et les mécanismes d'entrée et sortie au capital sont bien rodés.


Ce qu'il faut anticiper avant de créer sa SAS

Trop souvent, des créateurs d'entreprise foncent dans la création sans vraiment anticiper les implications pratiques. Voici les points sur lesquels il vaut mieux réfléchir en amont.


La rédaction des statuts : pas une formalité


Les statuts, c'est la constitution de votre société. Une rédaction bâclée peut créer des conflits entre associés des années plus tard. Il faut notamment définir :


  1. L'objet social (ce que fait réellement l'entreprise) ;

  2. La répartition des actions entre associés ;

  3. Les modalités de prise de décision collective ;

  4. Les conditions de cession des actions ;

  5. Les règles de gouvernance (quels pouvoirs pour le président ?).


Si vous avez plusieurs associés, un pacte d'associés en complément des statuts est souvent indispensable. Plus discret (il n'est pas publié au greffe), il peut contenir des clauses sensibles que vous ne souhaitez pas rendre publiques.


Le capital social : Combien mettre ?


Légalement, 1 euro suffit. Dans la réalité, c'est une autre histoire. Un capital trop faible peut nuire à votre crédibilité auprès des banques, des fournisseurs et des partenaires. En règle générale, mieux vaut adapter le capital à vos besoins de trésorerie initiaux et à l'image que vous souhaitez projeter.


Il est aussi important de savoir que le capital peut être libéré en partie à la création (au moins 50 % des apports en numéraire) et le reste dans les 5 ans.


Nommer le bon président


Le président de SAS engage la société vis-à-vis des tiers. Ce choix n'est donc pas anodin. Peut-il être révoqué ? Dans quelles conditions ? La loi laisse les associés libres sur ce point, mais il faut l'avoir écrit noir sur blanc dans les statuts. Rien de pire qu'un associé devenu président inamovible dans une société en conflit interne.


Les étapes concrètes de création d'une SAS

Voici comment ça se passe concrètement.


Étape 1 : Rédiger les statuts


On l'a dit, c'est la pierre angulaire. Soit vous passez par un avocat ou un expert-comptable, soit vous utilisez une solution en ligne. Dans tous les cas, ne zappez pas cette étape en copiant un modèle trouvé sur internet sans l'adapter à votre situation réelle.


Étape 2 : Déposer le capital social


Vous devez ouvrir un compte bancaire au nom de la société en formation et y déposer les apports en numéraire. La banque vous délivre une attestation de dépôt des fonds, indispensable pour la suite.


Étape 3 : Publier un avis de constitution

Une annonce légale doit être publiée dans un journal habilité du département du siège social. C'est une obligation légale, et son coût varie généralement entre 150 et 250 euros selon les régions.


Étape 4 : Immatriculer la société au RCS

Depuis 2023, toutes les formalités de création passent par le Guichet Unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Vous y déposez l'ensemble du dossier : statuts signés, attestation de dépôt de capital, attestation de parution de l'annonce légale, formulaire M0, pièce d'identité du président, etc.


Étape 5 : Recevoir le Kbis


Une fois le dossier validé, vous recevez votre extrait Kbis, la carte d'identité officielle de votre société. Votre SAS est alors officiellement créée. Félicitations !


Fiscalité et comptabilité : Ce que les créateurs négligent souvent


La SAS est soumise par défaut à l'impôt sur les sociétés. C'est souvent avantageux pour réinvestir les bénéfices dans la société, mais ça demande une comptabilité rigoureuse et le dépôt d'une liasse fiscale chaque année.


Quelques points clés à ne pas rater :

  • TVA : à déclarer mensuellement ou trimestriellement selon votre régime ;

  • Liasse fiscale : obligatoire, à déposer dans les 3 mois suivant la clôture de l'exercice ;

  • Comptes annuels : doivent être approuvés par les associés et déposés au greffe ;

  • Rémunération du président : soumise à cotisations sociales et impôt sur le revenu ; à distinguer des dividendes.


Sur ce dernier point, beaucoup d'entrepreneurs font l'erreur de se verser exclusivement des dividendes pour réduire leurs charges. Mais les dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux (18,6 %) et à la flat tax (12,8 %), soit un taux global de 31,4  %. (Le taux de la CSG ayant évolué de 1,4 point au 1er janvier 2026). Et surtout, ils n'ouvrent pas de droits sociaux. Un arbitrage à faire avec votre expert-comptable, donc.


SAS vs SARL : Le match qu'on vous résume en deux minutes


Critère

SAS

SARL

Liberté statutaire

Très grande

Limitée

Régime social dirigeant

Assimilé salarié

TNS

Capital minimum

1 €

1 €

Entrée d'investisseurs

Facile

Complexe

Coût de gestion

Légèrement plus élevé

Légèrement moins élevé

Transmission des parts

Plus souple

Agrément obligatoire


Conclusion : La SAS, un bon choix ... Si vous y réfléchissez vraiment

La SAS n'est pas la structure parfaite pour tout le monde, mais elle est souvent la mieux adaptée à un grand nombre de projets entrepreneuriaux contemporains. Sa flexibilité, sa crédibilité, et sa capacité à accueillir des investisseurs en font un outil puissant entre les mains de ceux qui savent l'utiliser.


Ce qui fait la différence, en revanche, c'est la qualité de la préparation. Des statuts mal rédigés, un capital inadapté, ou un régime de gouvernance flou peuvent transformer votre belle aventure entrepreneuriale en cauchemar juridique. Alors prenez le temps. Consultez un expert-comptable.




Vous créez votre SAS ? On s'occupe de tout. Notre service juridique vous accompagne de la rédaction des statuts à votre premier bilan. Prendre rendez-vous





FAQ : Vos questions sur la création d'une SAS


Peut-on créer une SAS seul ?

Oui, absolument. Dans ce cas, on parle de SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle). C'est une structure très populaire chez les freelances, consultants et créateurs de contenu qui souhaitent se protéger tout en restant seuls aux commandes.


Combien coûte la création d'une SAS ?

Entre les frais d'annonce légale (150 à 250 euros), les honoraires de rédaction des statuts (variable selon la solution choisie) et les frais d'immatriculation , comptez entre 300 et 1500 euros selon que vous passez par un professionnel ou non.


Le président de SAS peut-il ne pas se verser de salaire ?

Oui, c'est légal. Mais sans rémunération, pas de cotisations sociales, donc pas de couverture. Beaucoup de créateurs font ce choix en phase de démarrage pour préserver la trésorerie, en sachant que ça implique une absence de protection sociale.


Peut-on transformer une auto-entreprise en SAS ?

Non, pas directement. Ce sont deux structures juridiques distinctes. La transformation passe par une création de SAS puis une cessation de l'activité en auto-entreprise, avec potentiellement un apport du fonds de commerce. C'est une opération qui mérite d'être préparée avec un expert-comptable.


La SAS est-elle adaptée aux professions libérales ?

Cela dépend de la profession. Les professions réglementées (médecins, avocats, architectes) ont souvent des règles spécifiques sur la forme juridique autorisée. Pour les professions libérales non réglementées, la SAS est tout à fait envisageable.















expert comptable spécialiste facture électronique toulouse
Résumé de l'architecture

Contact
Laissez-nous vos coordonnées, nous vous recontacterons dans les meilleurs délais

Merci pour votre envoi !

bottom of page